Le territoire familial McKenzie
Des traces documentaires bien antérieures aux procédures judiciaires
1960 — Territoires de chasse des familles McKenzie
Une carte intitulée Territoires de chasse des familles indiennes de la région de Schefferville — 1960 identifie plusieurs territoires de chasse associés à des membres de la famille McKenzie, notamment Pierre, Louis, Alex, Sébastien, Barthélemy, Joseph Sr et Joseph Jr McKenzie.
La carte repose sur des informations attribuées à la Division des Affaires indiennes.
Février 1971 — Les terrains de trappe McKenzie
L'Annexe C de la Réserve du Saguenay, division Sept-Îles, répertorie les trappeurs responsables de différents terrains. Plusieurs membres de la famille McKenzie y figurent.
Le terrain 294 est associé à Ben McKenzie.
Cette donnée prendra une importance particulière des décennies plus tard : le jugement du 8 janvier 2025 indiquera que le lot 294 appartient à la famille de Georges McKenzie.
1974 — Témoignages sur l'occupation traditionnelle du territoire
Le film Mistashipu — La Moisie — La Grande Rivière, réalisé par Arthur Lamothe, documente la vie des Innus de la région de Sept-Îles et de Maliotenam : déplacements, chasse, pêche, navigation et transmission familiale des pratiques traditionnelles.
Ces images permettent d'illustrer le contexte territorial et culturel innu de l'époque. À ce stade, les documents analysés ne permettent toutefois pas d'affirmer que les personnes filmées appartiennent directement à la famille McKenzie.
1981 — Étude historique sur les territoires et les rivières
Une étude de Panasuk et Proulx documente l'histoire des rivières et des pêches montagnaises, l'exploitation du territoire, les réserves ainsi que les revendications et droits autochtones. Elle contient également plusieurs cartes historiques.
1996 — Le combat judiciaire commence
30 décembre 1996 — Début officiel de la Cause McKenzie
Le 30 décembre 1996, Philomène McKenzie et d'autres membres de sa famille entreprennent devant la Cour supérieure du Québec le dossier 500-05-027983-962, contre le Procureur général du Québec et le Procureur général du Canada.
La revendication vise notamment la reconnaissance des droits ancestraux, du titre ancestral et des droits issus de traités sur le territoire familial McKenzie.
1997–1998 — Premières procédures judiciaires
La Cause McKenzie donne lieu à différentes procédures devant la Cour supérieure et la Cour d'appel du Québec. Les documents actuellement analysés répertorient notamment des démarches impliquant Philomène et Georges McKenzie en 1997 et 1998.
Je conserverais ta prudence concernant le jugement du 29 avril 1998 : on ne publie pas encore l'affirmation concernant le caractère individuel des droits ancestraux tant que nous n'avons pas vérifié le jugement original.
Une revendication qui demeure active
1999–2007 — Une longue interruption
Le dossier connaît une période d'interruption à la suite d'un renvoi. Les documents actuellement analysés ne permettent pas encore d'établir précisément les raisons et les circonstances de cette longue interruption.
17 janvier 2003 — Intervention dans les négociations territoriales
La famille McKenzie présente un mémoire devant une commission parlementaire afin que ses démarches et ses revendications soient prises en considération dans les négociations territoriales.
2007–2008 — Reprise des démarches judiciaires
Les documents répertorient de nouvelles procédures impliquant Philomène et Georges McKenzie devant la Cour supérieure, notamment une demande de transfert du dossier et de gestion particulière en 2008.
Les familles McKenzie et Pinette participent à des procédures contre Hydro-Québec, le Québec et le Canada relativement au projet La Romaine.
À partir de cette période, la revendication territoriale familiale et les procédures entourant le développement hydroélectrique deviennent étroitement liées.
Février 2014 — Entente de principe ITUM–Hydro-Québec
Une entente de principe intervient relativement au projet La Romaine. Elle prévoit notamment des paiements et d'autres avantages en contrepartie d'engagements d'ITUM concernant le projet et certaines procédures judiciaires.
Un élément devient particulièrement important pour la Cause McKenzie : l'article 9.3.2, désigné dans les documents comme la « clause McKenzie », concerne les membres de la famille McKenzie qui n'étaient pas représentés par les procureurs de la partie innue.
Les documents indiquent ainsi que la continuation du recours McKenzie avait été expressément envisagée.
16 décembre 2014 — L'opposition de Georges McKenzie est connue
La correspondance analysée indique que certaines familles engagées dans les procédures contre Hydro-Québec demeurent en désaccord avec l'entente, dont Georges McKenzie.
ITUM indique ne pas pouvoir garantir que ces familles cesseront leurs procédures contre Hydro-Québec.
6 août 2015 — Demande de modification des procédures McKenzie
Une lettre du Conseil d'ITUM demande notamment que les procédures McKenzie soient modifiées afin d'en retirer les références à Hydro-Québec et qu'une quittance soit donnée relativement à certaines activités d'Hydro-Québec.
La Romaine, Hydro-Québec et la Cause McKenzie
2009 — Projet hydroélectrique La Romaine
Exploitation des ressources et transformation du territoire
Au-delà des développements hydroélectriques, le territoire de la Côte-Nord et du Nitassinan a également été profondément marqué par l'exploitation minière et la construction d'infrastructures industrielles. Ces développements permettent de comprendre le contexte territorial plus large dans lequel s'inscrivent les revendications innues et la Cause McKenzie.
Projet Mine Arnaud — Sept-Îles
La chronologie se poursuit.
Cette page sera complétée au fur et à mesure de l'analyse des jugements, procédures, archives et documents relatifs à la Cause McKenzie.